Après la dernière glaciation, la rivière Mitis devient accessible au saumon de l'Atlantique sur une distance de quelque 4 kilomètres, soit de l'embouchure jusqu'au pied de la chute d'une hauteur de 37 mètres à proximité de la municipalité de Price.
La première occupation humaine du territoire remonte à celles des Micmacs et des Malicites qui viennent pratiquer la pêche et la chasse.
L'exploitation des ressources de la région mitissiène ne débute qu'en 1807 lorsque John McNider, riche marchand écossais de Québec acquiert ces lieux. La rivière Mitis devient le centre du développement forestier de la région. Elle favorise le transport des billes de bois et leur transformation dans les scieries. C'est à cette époque qu'une série de moulins s'implante le long de ce cours d'eau. Mentionnons le premier, celui de M. Hypolite Larrivée au pied des chutes Mitis. En 1830, ce moulin est acheté par William Price et déménagé aux environs de la centrale Mitis II actuelle. Celui-ci construit un quai à l'embouchure de la rivière pour éviter que les billots ne prennent le large, empêchant ainsi la remontée du saumon. Mais comme la Compagnie Price songe à s'installer à quelques milles en amont, sur son site actuel, M. Georges Stephen, alors président du Canadien Pacifique, fait sauter le barrage. Il devient le premier à defendre le droit à la survie du saumon dans la rivière Mitis. De plus, comme il s'est porté acquéreur des abords de l'embouchure de la rivière, il érige vers 1887 un camp de pêche encore conservé aujourd'hui, site des désormais célèbres Jardins de Métis.
Le premier aménagement hydroélectrique sur la rivière Mitis remonte à 1920, lorsque M. Jules Brillant fait ériger un barrage au niveau des chutes Mitis. Pour faire face à la demande grandissante d'électricité, on entreprend la construction d'un second barrage d'une hauteur de 27,5 mètres près du Pont Bergeron. Mitis II entre en opération en 1947. Désormais, ce barrage limite à environ 1 kilomètre de territoire accessible au saumon. Lire la suite
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